Partager l'article ! Un premier article pour ce Blog de « Betty Bio » à Marseille !: ¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨¨˜ ...



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Depuis sa création, les idées d’articles n’ont pas manqué :
Parler des poubelles à Marseille !
pour moi qui vient de la « petite » ville de Rouen, qui ne brille pas forcément par sa propreté, mais qui ne rivalise pas, je peux vous l’assurer, avec Marseille sur le plan des conteneurs archi remplis que l’on voit ici ! C’est impressionnant !
J’en parlerai … un jour !
Les crottes de chien de la rue d’Alger !
Non, finalement non plus. Il suffit d’avoir marché dedans une fois pour que rien que d’essayer d’en parler, vous ayez déjà envie de tirer du cou !
La neige à Marseille !
Ah ça oui, un beau sujet, tellement inattendu, et de ce fait tellement attendu ! Les milliers de photos et de vidéos qui ont pu circuler sur Internet ont suffi à marquer l’évènement !
Alors quoi !
Comment commencer ?
Par quoi commencer …
Et voilà, j’y suis : par les livres ! par des auteurs que j’ai découverts dans ma formation de FLE, et qui sont des enchantements de valeurs, de cultures, d’émotions, tout comme en est capable la ville de Marseille.
Une variété de langues, tout un monde réuni pour « Vivre ensemble ».
Je dois dans ce cursus de FLE apprendre une langue totalement nouvelle, tant par sa structure que par sa prononciation et par sa culture.
Et j’ai choisi … le turc.
Je commence donc par m’imprégner de la culture turque, car apprendre une langue c’est aussi s’approprier cela : des conquêtes, des sultanats, des Républiques ; des peuples de Kurdes, Grecs, Arabes, Arméniens, Juifs … La majesté ressentie, même à distance, d’Istanbul, décrite avec tant de vérité par des habitants, les stambouliotes (il n’est pas beau cet item !) aussi illustres que :
Hrant DINK, journaliste, « citoyen turc d’origine arménienne »
Un recueil de ses derniers propos, avant d’être assassiné devant le siège de son journal en plein centre d’Istanbul le 19 janvier 2007.
« Etre Arménien en Turquie »
Lisez-le, et vous y découvrirez un cœur gros comme ça, gros comme en témoigne Etyen Mahçupyan, bourré de force, de courage et d’intégrité, une volonté de « vivre ensemble ».
Quelques extraits, que je prends bien soin de ne pas déplacer de leur contexte …
Vous vous sentez attaqué de toutes parts.
Ici, vous avez un ami qui meurt, là, un proche qui tombe malade, d’un côté l’Etat vous frappe lâchement sur le plan politique, de l’autre c’est un coup porté par l’un des vôtres qui vous blesse.
Vous vous sentez coincé. Vous avez envie de hurler : « ça suffit ! ». Tout à coup, une main se tend dans le sombre couloir dans lequel vous vous êtes engouffré ; elle vous tire à nouveau vers la lumière du jour et murmure à votre oreille : « allons, continue, résiste, tiens bon il ne faut pas céder. »
Et des auteurs :
Orhan PAMUK, pour son roman « Neige », « Kar » pour son titre original, prix Médicis étranger 2005, prix Méditerranée étranger 2006, « prix Betty Bio 2009 » !
Une très belle histoire, ou plutôt une histoire de vies très finement racontée dans une Turquie riche de mots magnifiques comme le prénom d’Ipek, et des « turkismes lexicaux » comme « gecekondu », « posé la nuit » qui sont ces habitations construites sans aucune autorisation ni respect des normes, Cumhuriyet, journal stambouliote, etc.…
Un extrait ?
« Devant lui, la rue couverte de neige qui allait jusqu’au Théâtre de la Nation, et où flottaient des fanions électoraux, était complètement déserte. A la largeur de leurs avant-toits couverts de glace, à la beauté de leurs hauts reliefs, à leurs façades surannées, Ka sentit que jadis dans ces vieilles bâtisses des gens (Arméniens commerçants à Tbilissi ? Pachas ottomans récoltant l’impôt des fermes ?) avaient mené une existence heureuse, sereine et même haute en couleur. Tous ce Arméniens, Russes, Ottomans et Turcs des débuts de la République, qui avaient transformé la ville en modeste centre de civilisation, s’en étaient allés, et on avait l’impression que les rues étaient complètement désertes parce que personne n’était venu les remplacer. »
J’aborde aussi dans mon choix d’une licence en Sciences du langage, la littérature francophone africaine.
Encore une fois, une vraie découverte d’auteurs pour aborder des voyages sociolinguistiques (entre autres !) riches en couleurs et réalités.
De celle-ci, je vous en parle dans un second article, à paraître !
Alors à bientôt !